14.12.2007

Pitreries protocolaires...

Lors de son ineffable visite d’Etat en France, le colonel Kadhafi nous montre une face méconnue de son personnage. Derrière le pitre bouffi et ébouriffé en gandoura, derrière le leader africaniste antioccidental, se cache également un pince-sans-rire.

Avec un sérieux imperturbable, il impose à ses hôtes des facéties protocolaires grotesques à la limite du caricatural : des chameaux, des amazones en treillis, des cortèges automobiles d’un kilomètre de long, une tente de bédouins dans le prestigieux parc de l’hôtel Marigny…sans compter les innombrables excentricités de convenances personnelles qui ne sont même pas rendues publiques.

Sarkozy a trouvé son maître

M. Sarkozy qui, dès son élection, a cru pouvoir étaler sa déplaisante propension à des frasques de nouveau riche, n’est pas le mieux placé pour rappeler les règles de la courtoisie publique.

Guidé par le mirage de son zinzin euro méditerranéen, le nouveau président est donc condamné à se plier, et avec lui la République française, aux extravagances officielles de son nouvel ami Mouammar.

De son côté, le vieux chameau à chéchia, aux traits du visuel d’une marque de cigarettes, se plait à repousser toujours plus les limites du supportable: après les centaines de millions de dollars extorqués dans l’affaires des infirmières bulgares, le dirigeant libyen vient chercher en Europe une tribune pour marmonner ses leçons de moralité : il glose sur sa politique sanguinaire, justifie le recours au terrorisme ou sermonne les Français sur la qualité d’accueil des immigrés. Quant aux mirobolants contrats sensés justifier ce déplacement, ils ne sont que des projets de sable dans le cerveau sinueux d’un dangereux aliéné.

Kadhafi : un bolossage en règle

Au sein du gouvernement, il s’est trouvé des voix pour déplorer que la France soit au yeux du satrape libyen « un paillasson ». Effectivement, ce mot correspond fort bien à la conception peu reluisante que le colonel se fait, à juste titre, de ces dirigeants occidentaux mercantiles et donc serviles et qu’il se plait à abaisser chaque jour davantage. Dans les banlieues qui accueillent si mal les immigrés, cela s’appelle « bolosser » c’est-à-dire quand on aperçoit un petit blanc le maltraiter par plaisir.

Ces pitreries médiatiques et politiques ne nous font plus rire. Et même le spectacle affligeant du fringant Sarkozy à la mine déconfite au côté de son encombrant ami, ne peut nous réjouir. Ce navrant tableau ne fait que confirmer l’inconsistance de nos dirigeants et le déclin de notre pays. Les Français qui croyaient imprudemment que le nouveau président les ferait respecter, assistent impuissants au triste spectacle de leur humiliation internationale.

Olivier Carer

Source

10.12.2007

Un exemple et un espoir pour la jeunesse!

 

 

(Faites abstraction de la musique niaise pour cette deuxième vidéo!)