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05.11.2007

Le conseil général du Val de Marne adopte le revenu de solidarité active

Les membres de la commission permanente du conseil général de Val de Marne ont adopté l'expérimentation du revenu de solidarité active pour notre département. Le 94 fera donc parti des 16 départements français à participer à cette expérience.

 

Le RSA, qu'est-ce que c'est?

Il s'agit d'une invention de la commission présidée par Martin Hirsch (président d'Emmaüs, et accessoirement embauché par le gouvernement) chargée par Douste-Blazy d'un travail sur "la famille, la vulnérabilité, et la pauvreté" en 2005. Les travaux de cette commission ont débouché, entre autres, sur la création d'un Revenu de Solidarité Active. Le but du RSA est tout d'abord d'inciter les RMIstes et les bénéficiaires de l'allocation de parent isolé (qui s'arrête aux 3 ans de l'enfant pour se transformer en RMI) à retrouver le chemin du travail tout en quittant le seuil de pauvreté. Le RMI est pointé du doigt, car ceux qui le quittent pour travailler y perdraient parfois au change (plus de CMU par exemple), il s'agit également d'aider les "travailleurs pauvres". Le RSA devrait donc englober les diverses aides déjà existantes (RMI, API, prime pour l'emploi, allocations familiales), et, pour sortir du seuil de pauvreté, ceux qui reprennent un emploi bénéficieront du RSA en plus de leur salaire, et ce de façon dégressive. Le RSA s'arrêterait, selon le rapport, dès lors qu'une personne touche 1,4 SMIC, 2 SMIC pour un couple. Pour l'instant le mystère demeure toujours quant au montant du RSA, mais il nous coûtera entre 6 et 8 milliards d'euros (et ce n'est qu'un début!).

 

Les limites du RSA

Nous n'allons même pas prendre la peine de nous étendre sur les origines des futurs bénéficiaires de cette aide qui de toute façon n'ont rien à faire en France d'autant plus qu'ils sont sans emploi; concentrons nous sur l'analyse des impacts probables du RSA. Nous pourrions croire que cette nouvelle aide incitera les RMIstes à un retour à l'emploi. Faisons tout d'abord la part des choses entre les RMIstes satisfaits de leur situation, et ceux qui, RSA, aide ceci ou aide celà ou non, veulent trouver un emploi pour se sortir d'une situation qui ne les satisfait pas, et nous les comprenons. Le RMI concerne déjà plus d'un million de personnes (oui, de "personnes", être Français n'étant pas une des conditions d'obtention du RMI hein!), et déjà, il reste cumulable avec un salaire de façon dégressive pendant 9 mois. Le RSA permettra de conserver des avantages comme la CMU (quasiment 5 millions de bénéficiaires en 2006! Soit 7,6% de la population en France métropolitaine...record détenu, comme c'est curieux, par le 93 avec 12,5%, et attention, 34,8% pour les DOM!); mais surtout le RSA pourra être perçu pour la moindre heure de travail. Le gros risque, c'est de voir des gens privilégier des emplois à temps partiel leur permettant ainsi de vivre plus confortablement qu'avec le RMI, tout en conservant leurs avantages, et, du côté des entreprises un recours plus systématique aux temps partiels et aux contrats de courte durée n'est pas non plus à exclure. Bref, le serpent se mord la queue une fois de plus, et rien ne va changer, remarquez voilà encore de quoi attirer encore plus d'immigrés alléchés par nos formidables prestations sociales.

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